GUERLESQUIN PETITE CITE DE CARACTERE

Illustration de l'annonce

La prison Seigneuriale Cet édifice est l'ancienne prison seigneuriale de la juridiction des seigneurs de Guerlesquin. Il a été construit en 1640 par le marquis Vincent du Parc de Locmaria, vicomte de Guerlesquin, sous forme d’un pavillon forteresse carré, flanqué à chaque angle d'une échauguette saillante. Au rez-de-chaussée, se trouvait le cachot et aux étages le logement des gardiens dont le dernier est doté de latrines Il ne s'agissait pas d'un présidial – contrairement à son appellation actuelle. La justice était rendue chaque lundi à l'auditoire qui se trouvait à l’étage des halles en bois (à l'emplacement des halles d'aujourd'hui). Grâce aux démarches entreprises par le barde guerlesquinais Prosper Proux (descendant par alliance de la famille du Parc) auprès du Ministère d'Etat en 1856 et en particulier auprès de Prosper Mérimée, la prison fut sauvée de la destruction. Restaurée en 1872, elle fut classée Monument Historique en 1875 et, de cette date jusqu'en 1965, servi de Mairie.

Les Halles Pierre de ROHAN, seigneur de Guerlesquin fait construire les halles en bois en 1526. La justice y était rendue chaque lundi, jour de marché. Tombant en ruines, elles furent remplacées par des halles en granit en 1882 qui recevaient, en plus du marché hebdomadaire, de nombreuses foires annuelles. A l’époque, les halles ouvraient sur les deux rues principales de la ville et comportaient un étage d’arcades. L’une des ailes (côté rue du Général de Gaulle) fut transformée en 1965 en Mairie, devenue aujourd’hui bibliothèque. En 1975 et 2008, après des travaux de rénovation, le bâtiment retrouve sa fonction de centre culturel, commercial et festif au cœur de la cité.

Le menhir de Kerhellou Sur le plateau du Menez Meur se situe le menhir 'Kegel ar Wrac’h Gozh' : la quenouille de la vieille sorcière. Avec ses 6 mètres de haut, le menhir de Kerhellou est un important témoin de l’époque préhistorique. La légende dit qu’une sorcière envoyée par le diable avait fait le pari de construire autour de la chapelle St Trémeur un mur de pierres. La construction devait être achevée en une nuit, avant le chant du coq. Elle travailla dur mais en arrivant sur le plateau de Menez Meur et portant une grande pierre qui devait lui servir de porte, le coq chanta, annonçant le jour. Furieuse, elle planta le menhir que l’on peut voir aujourd’hui.

La mesure à grains Jehan du PENHOET, seigneur de GUERLESQUIN obtînt du Duc Jean V de Bretagne le 14 Mai 1434 les poids et balances pour sa bonne ville de 'Gwirliskin', ce qui assoyait la notoriété de la commune en tant que ville de foires, de marchés et de juridiction garantissant le droit au prélèvement de l’impôt sous ces différentes formes (nature, espèce, prestations). Un siècle plus tard, en 1539, le Duc René de Rohan confirma ces titres et avantages par la construction de halles en bois, par la réalisation, entre autres, de la mesure à grains en granit percée de deux cavités d’une capacité d’un boisseau et l’autre d’un demi-boisseau. Ces cavités servaient de mesure. Les orifices à la base permettaient l’écoulement des produits dosés. Cette pierre est dite menteuse, 'men gaou' en raison de l’utilisation du Régisseur qui usait et abusait de son droit de mesure dans le dosage au prélèvement de la dîme en provenance des paysans contribuables honorant ainsi par leur livraison de céréales leur imposition. Cette mesure date de 1539 et portait le sceau des armes des ROHAN martelées à la Révolution. Elle est aujourd’hui le dernier vestige de l’époque des premières foires et marchés de Guerlesquin.

Le champ de bataille Cet agréable petit jardin public, aménagé au début du 20 siècle par le Docteur Quéré, Maire de Guerlesquin qui y planta plus de 90 tilleuls, était autrefois un terrain où s’entraînaient les milices des seigneurs. Il n’y eu à notre connaissance aucune bataille, mais le surnom de l’endroit s’est perpétué au fil des siècles. Des aménagements complémentaires ont été réalisés dans les années 1960 - on y a par exemple scellé les ruines de la chapelle St Ener - et tout à fait récemment avec un volet paysager qui donne à chacun l’envie de faire une pause dans ce petit théâtre de verdure, face au joueur de luth sculpté par les célèbres Frères Crom.

Les anciennes demeures Au fil des siècles, la présence d’une importante corporation de tailleurs de pierre a permis une construction dense et de qualité. Aujourd’hui encore, les maison nobles jalonnent les places successives de la cité, tandis que les maisons d’ouvriers, d’allure plus modeste, sont cantonnées dans les rues adjacentes. La promenade du centre historique vous emmène à la découverte d’édifices des 16ème au 19ème siècle aux noms tantôt évocateurs, tantôt mystérieux : la maison de la Tourelle, face aux halles, la maison de Kernaman, aux huisseries originales (œil de bœuf et ouvertures moulurées), la maison du Bourreau sont du 16ème siècle. Vous ne manquerez pas la belle maison du Sénéchal aux lucarne Renaissance qui trône face à la Place du Martray (17ème) ou encore cette ancienne demeure de 1787 qui compte au total 27 ouvertures ! La découverte de Guerlesquin ne s’arrête pas à ses places principales : le visiteur est invité à parcourir les petites rues adjacentes, comme Park ar Piz qui offre une superbe vue sur les toits des maisons nobles et sur leurs tourelles d’escalier. Des trésors d’architecture vous attendent dès lors que vous franchirez les nombreux porches d’entrée. Attention, vous entrez dans une propriété privée, soyez discrets !

La motte féodale

L’église de Saint Ténénan L'église primitive fut construite à la fin du XVème ou au début du XVIème siècle par l'atelier d'architecte Beaumanoir qui officiait dans le Trégor à cette époque. Menaçant ruines, démolie, ainsi que la chapelle Ste Barbe et l'ossuaire attenant, elle est remplacée en 1859 par un édifice plus spacieux de style néogothique pour lequel furent employées une partie des pierres ornementales d'origine. Subsiste également de l'édifice primitif le clocher-mur de type Beaumanoir, inscrit à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques en 1932. Dans le choeur, de nombreuses statues anciennes sont remarquables : St Louis, statue du 17éme siècle, classée en 1985, Christ aux liens (ou aux outrages), Ste Marguerite terrassant le dragon, St Yves… Nous vous invitons à entrer dans le porche Sud qui réserve aux curieux et aux amateurs de patrimoine religieux une belle surprise… La visite se termine en effectuant le tour de ronde de l'église : à noter le porche Sud qui porte la date de la reconstruction, les mégères et gargouilles qui interpellent le visiteur et enfin son chevet polygonal aux noues multiples qui donne à l'intérieur de l'édifice cette grande luminosité.

La chapelle Saint Jean Datée de 1686, elle est le vestige du couvent des Dames Paulines, démantelé à la Révolution. Vendue alors comme Bien National, elle retrouve sa fonction de lieu de culte seulement dans les années 1960 après une campagne de restauration mettant en relief un superbe retable du 17ème. Depuis, de belles statues y ont pris place, comme St Jean Baptiste, Ste Barbe, une Vierge que l’on dit enceinte…

La chapelle Saint Modez Cette charmante chapelle d’origine du 11ème siècle fut transformée au fil des siècles. L’édifice actuel date du 17ème siècle mais elle conserve ainsi que les alentours les traces de son passé de lieu de culte important. Une croix très ancienne, monolithe, présentant un Christ mitré se dresse à ses côtés. A découvrir également la demeure presbytérale du 15ème siècle (propriété privée) et sa fontaine nichée dans le sous-bois voisin.

La chapelle Saint Trémeur La chapelle St Trémeur a été bâtie au cœur d’un vallon boisé. Lieu de culte druidique délimité par un enclos de pierres sèches encore visible, St Trémeur est propice au repos et à la méditation. La chapelle a été reconstruite en 1997 à partir de ses ruines et des nombreux éléments retrouvés sur place. Vous ne pouvez passer à côté d’éléments remarquables : ses deux fontaines gothiques, l’une au chevet accolée à l’édifice et l’autre, encastrée dans son mur Sud ainsi que le lit de St Trémeur « Gwele ar Sant », situé à l’entrée du site.

La chapelle Saint Thégonnec L’histoire du St Thégonnec est peu connue, il est considéré comme le Saint Roch du pays et invoqué pour préserver des épidémies. Dans les litanies de Saint Vougay, il est mentionné à côté de Saint Ener. La statue du saint est actuellement à la chapelle Saint Jean et le représente en évêque, avec chape, crosse et mitre, et à ses pieds, un petit chariot attelé. Autrefois, il y avait deux pardons : l’un le dimanche suivant la Saint Jean et le grand pardon, le 3e dimanche de septembre. La chapelle du 16 ou 17e siècle était reconnue comme chapelle du manoir de Kervranton appartenant à la famille de Goaffuec alliée aux du Parc. En 1792, vendue comme 'bien national', la chapelle, évaluée à 600 Francs, fut donnée à la Fabrique de Guerlesquin, par Dame Marie Jeanne Calvez, veuve de sieur Le Scour, en vertu d’une ordonnance royale du 24 février 1831. Aujourd’hui, elle est en ruines, le toit est tombé en 1893 ; on n’y dit plus la messe depuis 1892. Il en reste cependant une très belle croisée ogivale ; sur les meneaux, on peut voir deux écussons, armes de Pierre Le Rouge, écuyer de la Haye, en Plouégat-Moysan et celles de son épouse Françoise Le Meur, de Kerigonan, vers 1620. Les pierres des chapelles St Thégonnec et St Trémeur furent vendues, en 1900, à M. LE COAT, propriétaire, pour 200 Francs. Des complications diverses empêchèrent heureusement la démolition des chapelles ; St Thégonnec conservera ses ruines. Non loin de la chapelle, une fontaine dédiée à St Thégonnec, dont l’eau pouvait, dit-on, préserver de la peste et du choléra.

Musée des machines agricoles miniatures Roger LIRZIN, passionné et nostalgique du monde rural de son enfance a fabriqué pendant plus de 20 ans, machines et outils agricoles avec passion. Ses créations, fidèles répliques réalisées à l’échelle, sont exposées à l’étage de l’Office de Tourisme. Chacun s’étonnera du travail de précision de l’artiste : batteuse 1900, char à banc, calèche, outils du travail quotidien, manèges à chevaux… Son oeuvre ainsi patiemment constituée, proposée à la curiosité et à l'intérêt des générations actuelles et à venir, témoigne et perpétue le labeur humble, douloureux, pénible et méritant du monde rural de son époque.

Atelier de la forge et du charronnage L'Atelier de la Forge et du Charronnage présente un ensemble d’outils artisanaux représentatifs des anciens métiers de ce secteur ; Il est le témoin reconstitué de la vie ancestrale et animale du début du 20ème siècle. Il est ouvert à tous publics à la recherche de ses racines. A découvrir : la reconstitution du bistrot à l’ancienne, des machines-outils et nombreux objets des 19ème et 20ème siècles. Des démonstrations s’y déroulent chaque lundi matin d’été lors des marchés animés.

Championnat du monde du Bouloù Pok Chaque Mardi-Gras se tient à Guerlesquin un curieux rendez-vous : les Guerlesquinais, divisés en deux équipes - les Nordistes et les Sudistes - se retrouvent lors du très attendu Championnat du Monde de Bouloù Pok qui n’a lieu … qu’à Guerlesquin ! Ce jeu unique à notre ville se joue sur la base des règles d’un jeu de boules classique en utilisant des demi-boules de buis lestées de plomb. Mais les stratégies des deux clans s’affrontent et transforment cette journée festive en un spectacle insolite et ce depuis plus de 500 ans !

Salon de Pâques : Antiquités et brocante Les halles de granit accueillent comme un écrin ce salon fort réputé où chineurs et simples curieux aiment se retrouver lors du week-end Pascal. Meubles régionaux, livres anciens, bibelots, belle brocante, faïences de Quimper… le salon offre un choix et une qualité de marchandises incontestables faisant de cette manifestation culturelle un rendez-vous incontournable pour amateurs de beaux objets.

Couleurs de Bretagne Le 14 Juillet, peintres amateurs et confirmés croquent le patrimoine de notre Petite Cité de Caractère à l’occasion du concours « Couleurs de Bretagne ». L’inscription est gratuite ; les participants disposent d’une partie de la journée pour mener à bien leur réalisation. Un jury est chargé d’établir un palmarès ; Les gagnants de chaque catégorie sont ensuite sélectionnés pour participer à la finale régionale qui se déroule à l’automne.

Les marchés animés Le marché du lundi de Guerlesquin prend son habit de fête en Juillet et Août et accueille de nombreuses animations : balades à poney et en calèche, initiation aux danses bretonnes, présentation d’animaux, spectacles de rues, musique traditionnelle, produits du terroir… ravissent les visiteurs

Les fêtes patronales Fin Juillet, les traditionnelles fêtes patronales de la Sainte Barbe animent la cité : fête foraine, concert, repas animés, courses hippiques, concours de boules permet à tous de se retrouver dans une ambiance conviviale et festive.

La fête au village des irréductibles ! Le premier jeudi d’Août, Guerlesquin vit à l’époque gauloise ! Un déjeuner pantagruélique digne d’Obélix vous sera servi à base de sangliers grillés chassés dans les Monts d’Arrée. Dans l’après-midi vous pouvez participer au championnat du monde de lancer de menhirs et pour clore la soirée, nous vous invitons à entrer dans la danse lors du fest noz qui se déroule sous les halles centenaires.

Guerlesquin naît au milieu du XIème siècle à proximité d’une motte féodale, édifiée entre 1040 et 1056 par Even Gwen sur les bords du Guic. La motte est détruite en 1080 et remplacée par un château construit par les Charruel. Cette famille est présente à la première Croisade et aux guerres de Succession (1341-1365), lors du Combat des Trente en 1351 au cours duquel des seigneurs guerlesquinais s’illustrèrent. Les seigneurs de Penhoët y succèdent au XIVème siècle et obtiennent du Duc Jean V le titre de ville ainsi que des privilèges commerciaux le 14 mai 1434 (droit des poids, balance et foires), concrétisant la vocation commerciale de notre ville. La devise de Jehan de Penhoët 'Red Eo' -' il faut'- est encore celle de Guerlesquin. Les Rohan à qui l’on doit la première cohue (1526) surmontée d’un auditoire de justice renforcent le rayonnement de Guerlesquin sur le Trégor, la Cornouaille et le Léon. En 1653, la ville sous le Marquisat de Vincent du Parc, Maréchal de camp de Louis XIII est importante par ses marchés. Guerlesquin est le siège de l’administration seigneuriale (juge, avoué, procureur fiscal, notaire, sénéchal et sergent) et on y rend la justice tous les lundis. A la fin de l’Ancien Régime, les Pelletier de Rosanbo sont seigneurs de Guerlesquin. En 1732, Guerlesquin accueille, outre le marché du lundi, 19 foires annuelles pour les toiles, le lard, le pain blanc, le vin et les chevaux. En 1900, on compte encore 17 foires aux bestiaux qui cessent pratiquement de 1947 à 1967. Outre ses fonctions commerciales, la ville vivait aussi de l’exploitation de carrières de granit (une centaine de tailleurs de pierres travaillaient à Guerlesquin en 1914).

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